La Corée du Nord met fin à la diffusion de bruits perturbants vers le Sud
La Corée du Nord a cessé de diffuser des bruits dérangeants dans les zones frontalières avec la Corée du Sud, a annoncé jeudi l’armée sud-coréenne, suite à l’arrêt des émissions de propagande de Séoul vers le Nord.
Depuis l’année dernière, Pyongyang diffusait des bruits étranges et inquiétants à toute heure, provoquant des plaintes des habitants des zones frontalières. Mercredi, Séoul a décidé de mettre un terme à sa propre diffusion de propagande, le nouveau président Lee Jae-myung s’étant engagé à « rétablir la confiance » entre les deux nations.
Selon un communiqué de l’armée sud-coréenne, « aujourd’hui, il n’y a eu aucune région où les émissions sonores de la Corée du Nord vers le Sud ont été entendues », tout en précisant qu’elle suivait la situation « de près ». Sur l’île de Ganghwa, proche de la frontière, les bruits avaient été entendus pour la dernière fois mercredi vers 18H00 (09H00 GMT). Un responsable local a noté que « de 20H00 à 21H00 hier, le Nord a diffusé de la musique de propagande ».
Une habitante de Ganghwa, An Mi-hee, a déclaré à l’AFP : « J’ai très bien dormi la nuit dernière. Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. »
La paix plutôt que la guerre
Fraîchement élu, le président sud-coréen a promis une approche plus conciliante envers Pyongyang. « La paix vaut mieux que la guerre, quel qu’en soit le prix », a affirmé Lee Jae-myung après son élection. Les relations entre les deux Corées s’étaient détériorées, notamment en raison de la ligne dure de l’ancien président Yoon Suk Yeol, destitué en avril pour sa tentative d’imposer la loi martiale.
Durant sa campagne, M. Yoon avait qualifié le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un de « garçon grossier » et avait promis de « lui apprendre les bonnes manières ». Une fois au pouvoir, il avait menacé Pyongyang de frappes préventives et renforcé les liens militaires avec les États-Unis.
La Corée du Nord, de son côté, a durci sa position, renonçant à tout espoir de réunification et déclarant le Sud « État ennemi ». Elle a également dynamité des infrastructures transfrontalières remises en service dans le passé.
Les deux Corées restent officiellement en guerre, le conflit de 1950-1953 s’étant terminé par un armistice, sans traité de paix.
Source : AFP



