Crise du périscolaire : « Nous déléguons toujours plus nos enfants »
Le scandale du périscolaire à Paris continue d’ébranler le système éducatif. Depuis le 1er janvier 2026, et suite aux premières révélations en mars, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles. Le 9 juin, Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, a annoncé de nouvelles suspensions.
À Paris, on compte plus de 600 écoles et environ 15 000 animateurs, majoritairement vacataires, qui s’occupent des élèves durant les temps de cantine et après le temps scolaire, parfois dès le matin avant 8 h 30. Pour examiner ce vaste système, le maire a mandaté l’ancien juge des enfants, Antoine Garapon. Mi-juin, le Conseil de Paris doit également mettre en place une mission d’information et d’évaluation, et les préconisations des 80 parents réunis dans une convention sont attendues d’ici la fin du mois.
Cette crise soulève des questions sur la place du périscolaire dans le quotidien des enfants, qui peuvent être à l’école de 7 h 30 à 18 h. Elle met en lumière une réalité nouvelle, conséquence de la généralisation du travail des femmes et d’une organisation souvent déconnectée des réalités familiales.
Dans un contexte où l’optimisation du temps et la productivité sont des impératifs, la question se pose : avons-nous renoncé à nous occuper de nos enfants ?
Source : La Vie