Ouvrier mort sur le chantier de la ligne C du métro de Toulouse : Tisséo répond aux critiques politiques
Le 3 août dernier, un ouvrier travaillant sur le chantier de la ligne C du métro à Labège est décédé, suscitant des réactions vives au sein de la classe politique locale. Jean-Michel Lattes, président de Tisséo Collectivités, a dénoncé les « propos outranciers » de certains élus de l’opposition qui ont critiqué la gestion de la sécurité sur le chantier.
Les premières investigations menées par la gendarmerie et l’Inspection du travail, basées sur une autopsie indiquant un « écrasement », remettent en question la version d’un malaise avancée par Alstom, l’employeur de l’intérimaire. Mercredi, le procureur de la République, David Charmatz, a ouvert une enquête pour homicide involontaire et a évoqué un accident impliquant un « engin de levage ».
Sur le plan judiciaire, l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du décès. Les élus écologistes, Hélène Cabanes et Régis Godec, ainsi que les députés Insoumis François Piquemal et Hadrien Clouet, ont exprimé des préoccupations concernant la sécurité et demandé l’arrêt des travaux confiés à Alstom.
Jean-Michel Lattes a réagi fermement à ces accusations, les qualifiant de tentatives de politisation d’un drame. Il a souligné l’importance de respecter le deuil de la famille de l’ouvrier et a insisté sur la nécessité d’attendre les conclusions officielles de l’enquête.
Tisséo a rappelé que la sécurité sur le chantier reste une priorité. Lattes a précisé que l’activité a repris le lendemain du drame, aucune demande d’arrêt n’ayant été formulée par les autorités judiciaires.
À la suite de l’autopsie, de nouvelles auditions sont prévues pour la semaine prochaine, afin de clarifier les circonstances de cet incident tragique.
Source : La Dépêche



