San Antonio (États-Unis), correspondance
Le 17 août 2026, Donald Trump a suspendu son projet de travaux anti-immigration dans le parc national de Big Bend, quelques jours après le début des opérations. Cette décision fait suite à une mobilisation large regroupant citoyens et élus de différentes convictions politiques, qui ont exprimé leur opposition à l’impact environnemental de ces travaux.
Le ministère de la Sécurité intérieure avait prévu d’installer de nouvelles infrastructures de surveillance et de patrouille dans cette zone protégée, considérée comme un « joyau de la couronne » du patrimoine naturel américain. Les bulldozers avaient déjà commencé à défricher une bande de terrain de 1,6 km de long et jusqu’à 30 mètres de large, menaçant des habitats d’espèces protégées.
Cette suspension des travaux, bien que temporaire, a été perçue comme un soulagement par les opposants. Bob Krumenaker, ancien directeur du parc et président de l’organisation Keep Big Bend Wild, a souligné l’importance de cette mobilisation transpartisane. Selon lui, l’administration a été surprise par la capacité d’organisation des opposants et espère qu’elle agira de manière responsable à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Le parc national de Big Bend, reconnu comme réserve de biosphère par l’UNESCO, abrite une biodiversité exceptionnelle, avec environ 1 200 espèces de plantes et 450 espèces d’oiseaux. L’impact des travaux sur cet écosystème fragile suscite des inquiétudes quant à la protection des parcs nationaux aux États-Unis.
Les chiffres de la patrouille frontalière indiquent que seules 200 personnes ont été interpellées à l’intérieur du parc en 2025, représentant moins de 0,045 % des arrestations sur l’ensemble de la frontière sud-ouest, malgré le fait que Big Bend couvre 26 % de cette frontière.
Cette pause dans les travaux permet aux opposants de se regrouper et de préparer leurs prochaines actions pour défendre cet espace naturel menacé.
Source : Reporterre



