Le vestige d’une vie en autarcie au collège épiscopal de Zillisheim
Le Muhlbach à Zillisheim, comme de nombreux cours d’eau cet été, souffre de stress hydrique. Sa surface, recouverte de lentilles d’eau, semble immobile, tandis que la végétation aquatique en profite pour se multiplier. Si le moulin qui se tenait autrefois sur ses rives était encore en activité, il serait probablement à l’arrêt. Le directeur du Groupe épiscopal, qui regroupe l’école, le collège et le lycée, Vincent Chevalier, a exprimé des doutes quant à la reprise des cours de canoë-kayak après la rentrée, une tradition bien ancrée dans l’établissement. « Nous avons 800 mètres de Muhlbach, mais c’est plus un marécage quand il n’y a pas de courant », a-t-il déclaré.
Ce bras d’eau serpente entre l’Ill et le canal du Rhône-au-Rhin, formant presque une île. « Nous sommes dans une zone inondable, la dernière inondation remonte à 2006-2007, lorsque nous avons eu de l’eau dans la cour », a précisé le directeur.
Le petit séminaire du Haut-Rhin, qui a ouvert ses portes en 1869, rappelle une époque où le moulin était encore en activité. « J’entendais le moulin quand il tournait », se remémore Vincent Chevalier, évoquant un passé où la vie en autarcie était plus présente.
La situation actuelle du Muhlbach soulève des questions sur l’impact du changement climatique et les variations hydrologiques qui touchent de nombreuses régions. Les élèves du collège épiscopal pourraient se voir contraints de repenser leurs activités en lien avec ce cours d’eau, dont l’importance historique et éducative demeure significative.
Source : DNA


