En ce mois d’août 2026, l’Olympique de Marseille (OM) aborde la nouvelle saison de Ligue 1 avec un effectif profondément remanié. Les trois figures emblématiques de la saison précédente ont quitté le club, laissant Bruno Genesio, le nouvel entraîneur, face à un héritage difficile : l’absence de qualification pour la Ligue des champions, des finances fragiles et la nécessité de réduire drastiquement les dépenses. Pour l’ouverture de la saison, prévue ce vendredi au Vélodrome contre Strasbourg (20h45), Marseille n’a enregistré aucune nouvelle recrue.
Une page blanche
« Chaque début de saison, tout le monde est un peu face à une page blanche et quelques incertitudes. Mais les matches de préparation (3 victoires, 2 défaites) nous ont donné beaucoup de satisfaction sur l’engagement des joueurs et sur le contenu. On aborde le premier match avec de la confiance », a déclaré Genesio, qui à bientôt 60 ans, incarne le nouvel OM depuis six semaines.
La situation semble plus incertaine à Marseille qu’ailleurs. Mercredi, le nouveau directeur sportif Grégory Lorenzi était absorbé par une conversation téléphonique, laissant planer le doute sur de potentielles recrues.
Les directives de l’UEFA et de la DNCG, l’organisme de contrôle financier du football français, imposent au club de réduire sa masse salariale. Cela pourrait entraîner le départ de plusieurs joueurs, après ceux de Mason Greenwood, Pierre-Emerick Aubameyang, Geronimo Rulli et Facundo Medina. Tous les éléments de l’effectif sont donc susceptibles de quitter l’OM d’ici la fermeture du mercato le 31 août à 20h.
Renforcés par les difficultés
« On vit très bien la situation », a affirmé Timothy Weah, récemment nommé capitaine après le retrait du brassard à Hojbjerg, qui a refusé une offre de transfert de Newcastle. « C’est un peu difficile parce que tu ne sais pas si demain tu seras au club ou pas. Parfois le foot est comme ça, pas seulement à Marseille », a-t-il ajouté.
Genesio, quant à lui, reste optimiste quant à la construction de son équipe. « On a des discussions tous les jours avec la direction parce que la constitution du groupe est essentielle », a-t-il expliqué.
En attendant, il s’efforce de voir le bon côté des choses, là où les supporters ne perçoivent que des incertitudes. « Parfois, les difficultés permettent de créer quelque chose de fort, on l’a vu l’an dernier », a-t-il conclu, en référence à son expérience passée avec Lyon, un club de Ligue 1 qu’il a déjà dirigé.
Source : Le Progrès.



