Rien n’est encore chiffré : les malades saluent l’abandon du doublement des franchises médicales mais redoutent toujours une hausse
La ministre de la Santé a annoncé jeudi qu’elle ne mettrait pas en œuvre le doublement des franchises médicales, prévu fin juillet. Toutefois, les patients attendent des précisions sur les nouvelles mes.
C’est un recul de la part du gouvernement. Après consultations, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré, jeudi 20 août, dans une interview au Figaro, qu’elle renonçait au doublement du plafond des franchises médicales de 100 à 200 euros par an. Elle a expliqué que pour les malades, « un doublement immédiat du plafond en une seule fois paraissait excessif ». Elle envisage désormais une hausse moins importante, un premier soulagement pour de nombreux patients et syndicats, qui attendent toutefois des détails supplémentaires.
Le doublement annoncé « n’a pas été compris et a pu apparaître brutal », a reconnu la ministre. Elle as travailler « désormais à une réforme juste, fondée sur une indexation à l’inflation depuis 2005 ». Pour les malades, c’est une première victoire, mais la présidente de l’Association française des sclérosés en plaques, Jocelyne Nouvet-Gire, a souligné que bien que l’abandon du doublement soit salué, la hausse des franchises n’est pas retirée. « Le gouvernement évoque une revalorisation, mais rien n’est encore chiffré », a-t-elle ajouté.
La ministre a promis que l’augmentation serait « nettement inférieure à celle initialement envisagée », mais sans fournir de chiffres précis. Denis Gravouil, représentant de la CGT, a exprimé qu’il n’y a qu’une solution : « Il faut que le gouvernement renonce à toute franchise, à toute augmentation de ces franchises, même minimes. »
Cette situation touche particulièrement les patients atteints d’affections de longue durée, qui représentent environ 13 à 14 millions de personnes en France, soit un Français sur cinq. Ces affections sont souvent les plus coûteuses en matière de soins, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’impact de toute hausse des franchises sur les malades.
Source : Franceinfo



