« Il faut que les Cagnois se mobilisent » : la gauche métropolitaine veut encore croire à une ligne 4 de tram jusqu’à Cagnes-sur-Mer

Il faut que les Cagnois se mobilisent : la gauche métropolitaine veut encore croire à une ligne 4 de tram jusqu’à Cagnes-sur-Mer

La gauche métropolitaine souhaite ardemment que le tramway atteigne Cagnes-sur-Mer. Hier, des élus niçois du groupe d’opposition « Unis pour Nice » — Juliette Chesnel-Le Roux (Écologistes), Patrick Allemand (PS), Julien Picot (PC) —, ainsi que l’élu Cagnois Cédric Garoyan (gauche unie) et Marc Orsatti (conseiller municipal PS de Saint-Laurent-du-Var) ont tenu une conférence de presse devant l’arrêt de bus de l’Institut médico-chirurgical Arnault-Tzanck, à Saint-Laurent-du-Var.

Le choix de ce lieu n’est pas anodin, car la circulation et le stationnement y sont déjà saturés. L’ouverture prévue de l’Institut du cœur Jean-Louis-Noisiez à la fin août 2026 ne devrait pas améliorer la situation.

Le projet de ligne 4 du tramway était censé relier Nice Saint-Augustin à Saint-Laurent-du-Var puis Cagnes-sur-Mer. Sous l’administration de Christian Estrosi, le terminus était envisagé au parc Sauvaigo.

« Cagnes va rater son rendez-vous avec la mobilité moderne »

Cependant, le projet de tramway à Cagnes-sur-Mer est en péril depuis l’élection de Bryan Masson (RN) à la mairie. Ce dernier a fait campagne sur l’abandon de ce projet, jugé trop coûteux. Malgré les 65 millions d’euros déjà dépensés en travaux préparatoires, comme l’a révélé Éric Ciotti (UDR) lors du conseil métropolitain du 24 avril, la position de Masson semble ferme.

Patrick Allemand a averti : « Si l’on continue dans cette voie, Cagnes va rater son rendez-vous avec la mobilité moderne ! L’abandon du projet serait un véritable gâchis, d’autant que des millions d’euros ont déjà été investis. »

« L’engorgement de Cagnes, c’est le problème essentiel de la ville »

Cédric Garoyan, élu d’opposition de gauche à Cagnes-sur-Mer, refuse d’envisager un tram qui s’arrêterait à l’institut Tzanck. Il a déclaré : « L’engorgement de Cagnes-sur-Mer, c’est le problème essentiel de la ville. Trois mois après son élection, M. Masson n’a pas proposé de projet pour améliorer la situation. »

Concernant l’alternative d’un bus à haut niveau de service (BHNS) défendue par Masson, Garoyan a rétorqué que « le tram peut transporter 300 passagers, alors que le bus c’est 80, donc ça ne réglera aucun problème. »

Garoyan reste optimiste : « Rien n’est figé, rien n’est perdu. Même Éric Ciotti n’est pas contre le fait que le tram arrive à Cagnes-sur-Mer. Nous ne pouvons pas accepter qu’il s’arrête aux portes de notre ville. »

« L’abandon de cette ligne 4 du tram serait catastrophique »

Marc Orsatti a également exprimé ses préoccupations : « L’abandon de cette ligne 4 du tram serait catastrophique. Chaque jour, 2 000 personnes se rendent à Cap 3000, et 500 au pôle Arnault Tzanck, sans compter 880 patients et accompagnants par jour. Nous avons besoin du tramway pour acheminer le personnel et éviter les mouvements pendulaires. »

Michel Salvadori, directeur général de l’institut Arnault-Tzanck, avait précédemment souligné l’importance du tramway pour l’établissement.

Source : Nice Matin

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