Face à des ménages moins solvables, les promoteurs cherchent leur salut chez les bailleurs
Au deuxième trimestre 2026, les réservations de logements neufs ont connu une baisse significative, tant du côté des particuliers que des ventes en bloc. En effet, 16 112 logements ont été vendus aux particuliers, soit une diminution de 4,8 % par rapport au trimestre précédent. De même, les ventes en bloc aux institutionnels ont chuté de 3,2 %, s’établissant à 13 103 unités. Cette situation indique un changement de dynamique sur le marché immobilier.
Les promoteurs immobiliers se retrouvent fragilisés sur plusieurs fronts. Les ménages sont toujours confrontés à des niveaux de prix élevés, à des exigences d’apport personnel élevées et à des coûts de crédit en hausse. Pendant ce temps, les acheteurs institutionnels, capables d’acquérir des immeubles entiers ou des parts significatives de projets, ne compensent plus cette baisse de demande des particuliers.
La vente en bloc, qui consiste à vendre un programme immobilier à un seul acheteur, est un moyen pour les bailleurs sociaux et les investisseurs spécialisés de constituer rapidement un parc immobilier. Pour les promoteurs, ces ventes sont essentielles, car elles peuvent déclencher le lancement d’un chantier.
Au premier trimestre 2026, les réservations institutionnelles avaient atteint 13 318 unités, représentant près de 45 % de l’ensemble des réservations de logements neufs. Cette proportion a légèrement diminué au deuxième trimestre, avec 13 103 unités réservées. Bien que cette baisse semble modérée, elle pourrait avoir des implications plus larges : si les particuliers ne soutiennent plus le marché, chaque recul dans les ventes en bloc pourrait signifier qu’un projet ne verra pas le jour.
Source : La Tribune



