Les États-Unis menacent les pays qui ne soutiendraient pas leur guerre économique contre l’Iran
Le 20 août 2026, les États-Unis ont appelé leurs alliés à participer à une vaste opération de pression économique contre l’Iran, visant à provoquer la chute du régime de Téhéran sans recourir à des actions militaires. Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié cette initiative de « guerre économique », affirmant qu’elle constitue un cas de « terrorisme économique » et de « crimes contre l’humanité ».
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a averti dans une interview accordée à CNBC que les pays qui ne soutiendraient pas cette offensive, dont les détails doivent être dévoilés prochainement, seraient considérés comme « contre les États-Unis ». Il a ajouté que tout pays maintenant des liens avec Téhéran risquerait de « précipiter sa propre économie vers les oubliettes ».
Cette mise en garde cible également des nations comme la Chine, que Bessent incite à « se mettre au diapason » pour faciliter la réouverture du détroit d’Ormuz et faire baisser les prix de l’énergie. La Chine, qui dépend de 50 % de son énergie provenant des pays du Golfe, serait ainsi incitée à soutenir l’isolement économique de l’Iran.
Quelques jours auparavant, Bessent avait déjà évoqué un isolement économique « comme le monde n’en a jamais vu ». Bien que les hostilités aient diminué après des frappes israélo-américaines et des répliques iraniennes, la situation demeure tendue après presque six mois de conflit.
L’annonce de cette guerre économique est perçue par les marchés comme un obstacle au retour rapide à la normale des flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, entraînant une nouvelle hausse des prix du pétrole.
Source : Franceinfo.


