Une campagne pour tromper ses utilisateurs
Quatre États américains réclament à la multinationale près de 200 milliards de dollars de pénalités et une refonte de ses deux applications phares pour mieux protéger les jeunes utilisateurs.
Publié le 19/08/2026 à 13:00 – Mis à jour le 19/08/2026 à 14:20
Temps de lecture : 3 min
Le premier procès fédéral contre Meta, la maison mère d’Instagram et de Facebook, s’est ouvert le 18 août à Oakland, en Californie. Les accusations portent sur des pratiques jugées nuisibles pour la santé mentale des adolescents, orchestrées dans le but de maximiser les profits publicitaires.
Contexte factuel
Déjà condamné à deux reprises en 2026 pour mise en danger de mineurs, Meta fait face à une nouvelle procédure impliquant 29 États américains. Ceux-ci réclament près de 200 milliards de dollars (173 milliards d’euros) de pénalités, ainsi qu’une refonte de ses applications afin de mieux protéger les jeunes utilisateurs. Les procureurs généraux de la Californie, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey représentent ces États au procès.
Données ou statistiques
Dans une plainte déposée en 2023, il est allégué que des fonctionnalités telles que le défilement infini, les « j’aime », les notifications et les algorithmes de recommandation ont été conçues pour encourager une « utilisation compulsive » chez les jeunes. La procureure générale adjointe de Californie, Megan O’Neill, a qualifié les outils de sécurité mis en place par Meta de « barrières en papier de soie », notant que seulement 0,2 % des adolescents avaient réellement utilisé la fonction « faire une pause ».
Conséquence directe
Les procureurs estiment que l’usage des réseaux sociaux a perturbé la scolarité et le sommeil des jeunes utilisateurs, favorisant la survenue de troubles alimentaires et de dysmorphie corporelle. De plus, il est reproché à Meta de ne pas avoir pris les mes nécessaires pour empêcher l’accès à ses produits par des enfants de moins de 13 ans, violant ainsi la loi américaine sur la protection de la vie privée des enfants en ligne (COPPA).
Les jurés devraient rendre un verdict consultatif fin septembre ou début octobre, et la juge Yvonne Gonzalez Rogers tranchera ensuite dans cette affaire complexe.
Source : Franceinfo



