Centre de loisirs fermé à Lunéville : la préfecture pointe de graves manquements
Un accueil de mineurs géré par l’association @’venir a été fermé en urgence à Lunéville, mardi 18 août 2026. Lors d’un contrôle effectué le même jour, les services de l’État ont relevé de nombreux manquements concernant la sécurité des locaux, le suivi sanitaire et l’encadrement des enfants. La préfecture a estimé que la poursuite de l’accueil présentait des risques pour leur santé et leur sécurité.
L’accueil était déclaré du 1er au 31 août 2026. Il devait donc se poursuivre jusqu’à la fin des vacances scolaires. Cependant, après le contrôle du 18 août, le préfet de Meurthe-et-Moselle, Yves Séguy, a décidé d’interrompre immédiatement l’activité. Dans un arrêté signé le même jour, la préfecture a détaillé les constats effectués sur place, justifiant cette fermeture par la gravité et l’accumulation des manquements relevés.
L’arrêté de la préfecture fait notamment état d’un accueil organisé dans un local « équipé d’un seul sanitaire » et « ne disposant pas de salle de sieste pour les enfants de moins de six ans ». Les services de contrôle ont également constaté l’absence de registre de sécurité et noté que la dernière vérification des extincteurs remontait à 2021. Plus préoccupant encore, les portes identifiées comme issues de secours étaient fermées à clé.
À ces problèmes de sécurité s’ajoutent des manquements concernant le suivi sanitaire des enfants. La préfecture a relevé l’absence d’un lieu permettant d’isoler les mineurs malades, ainsi que des fiches sanitaires non actualisées. Les attestations de vaccination des encadrants et le registre d’infirmerie faisaient également défaut.
D’autres difficultés concernent l’encadrement. Le directeur de l’accueil était absent, étant en congés, et « aucun diplôme n’a été présenté », indique l’arrêté préfectoral. Le taux de qualification des personnes chargées de l’accueil des mineurs a également été jugé non conforme.
Face à l’accumulation de ces manquements, la préfecture a estimé que l’accueil ne pouvait pas se poursuivre dans ces conditions. Elle considère que celui-ci « présente des risques pour la santé et la sécurité physique ou morale de ces mineurs » et qu’il y a, par conséquent, « lieu de l’interrompre en urgence ».
La directrice académique des services départementaux de l’Éducation nationale est chargée de l’exécution de l’arrêté. L’accueil, qui devait se poursuivre jusqu’au 31 août, a donc été interrompu près de deux semaines avant la date prévue.
Source : Arrêté préfectoral du 19 août 2026



