Une Constitution de la sécurité au Chili pour lutter contre le crime
Le président chilien, José Antonio Kast, a présenté un projet de réforme constitutionnelle visant à renforcer la sécurité publique. Ce projet, déposé au Sénat le 17 août, comprend huit points et propose de reconnaître la sécurité publique comme un devoir constitutionnel de l’État. Parmi les mes phares, l’utilisation de l’armée pour des tâches de maintien de l’ordre et la création d’un registre des organisations criminelles et terroristes sont à l’ordre du jour.
La proposition la plus controversée concerne l’établissement d’un nouvel « état d’exception en matière de sécurité publique ». Cet état pourrait être déclaré par le président en cas de « grave atteinte à la sécurité publique résultant de l’action d’organisations criminelles », et serait valable pour une durée de 120 jours, renouvelable. En vertu de cet état, il serait possible de suspendre ou de restreindre la liberté individuelle, la liberté de circulation, ainsi que le droit de réunion. De plus, des mes telles que la restriction du droit d’association et l’interception de documents seraient également envisagées.
Cette initiative fait suite à l’approbation rapide d’un paquet de réformes économiques par le gouvernement, qui a suscité un vif débat dans la presse locale.
Source : Courrier International



