Claude Monet : Une vie à chasser les mille nuances de la lumière
Né à Paris en 1840 et élevé au Havre, Claude Monet se fait connaître dès l’âge de 15 ans grâce à ses caricatures exposées dans la vitrine d’un encadreur local. En 1858, Eugène Boudin l’encourage à abandonner ce passe-temps pour peindre sur le motif et l’invite à sa première exposition au Havre.
Les débuts, du Havre à Argenteuil
En 1862, Monet rejoint l’atelier de Charles Gleyre à Paris, où il rencontre Pierre-Auguste Renoir, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. En 1865, il présente deux marines au Salon, qui sont acceptées et bien accueillies. Toutefois, les années suivantes sont marquées par des refus au Salon, notamment pour ses œuvres « Femmes au jardin » et une vue de Honfleur. Sa situation se complique avec la naissance de son fils Jean en 1867 et la guerre avec la Prusse en 1870, l’amenant à se réfugier à Londres. De retour en 1871, il s’installe à Argenteuil, où naît son second fils Michel, malgré la mort de Camille, sa compagne, l’année suivante.
Vers le succès et installation à Giverny
Monet commence à voyager et à exposer davantage, bien que les collectionneurs soient encore rares. À la fin de 1883, il se rend en Italie avec Renoir et gère désormais lui-même la diffusion de ses œuvres. En 1889, une exposition conjointe avec Rodin présente 135 de ses œuvres. Son succès grandissant lui permet d’acheter la propriété qu’il louait à Giverny en 1890.
Peindre par séries
À partir de 1890, Monet se consacre à la peinture par séries, capturant les variations de lumière et de temps sur des motifs spécifiques. Sa série des « Meules » et celle des « Cathédrales » témoignent de cette approche innovante. Ces œuvres sont rapidement exposées et vendues, annonçant ses futurs travaux à Londres et Venise.
Dernières années et grandes décorations
Reconnu comme un artiste majeur, Monet accepte de recevoir des journalistes et de photographier son jardin. Dans son atelier, il commence en 1903 une série de tableaux sur les « Nymphéas ». Ses travaux culminent avec les « Grandes décorations de nymphéas », offertes à l’État en 1922 et installées à l’Orangerie des Tuileries en 1927, quelques mois après sa mort. Ces œuvres sont considérées comme un point de référence majeur dans l’histoire de l’art.
Source : Connaissance des Arts.



