L’Europe face à la dépendance en matière d’intelligence artificielle : un héritage de la chute de Nokia
FAIT PRINCIPAL
HELSINKI – Les dirigeants du secteur technologique finlandais mettent en garde contre le risque pour l’Europe de devenir dépendante de fournisseurs étrangers en intelligence artificielle (IA), évoquant la perte de contrôle du marché des technologies mobiles après le déclin de Nokia. Cette inquiétude survient alors que l’Union européenne intensifie ses efforts pour renforcer sa souveraineté technologique.
CONTEXTE FACTUEL
Risto Siilasmaa, ancien président de Nokia, souligne que l’Europe fait face à un défi similaire, mais dans un domaine différent. À l’approche de la vente de la division téléphonie mobile de Nokia à Microsoft en 2013, il avait anticipé une réaction négative du public et avait préparé sa famille à un éventuel départ. Aujourd’hui, il avertit que la dépendance croissante à l’IA pourrait poser des problèmes si des acteurs externes exercent une influence via des « kill switches ».
DONNÉES OU STATISTIQUES
La Commission européenne a récemment présenté un paquet législatif visant à renforcer les capacités européennes en matière de cloud computing, d’intelligence artificielle et de semi-conducteurs, tout en réduisant la dépendance vis-à-vis de fournisseurs non européens. En 2022, les start-ups finlandaises ont attiré 1,9 milliard d’euros d’investissements, et le pays a donné naissance à environ vingt licornes technologiques, malgré une population de seulement 5,6 millions d’habitants.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Siilasmaa insiste sur la nécessité pour l’Europe de créer un environnement propice à l’émergence de nombreuses entreprises d’envergure mondiale, afin de réduire les vulnérabilités technologiques et d’éviter une dépendance excessive.
(Source : Euractiv)