102 kilos de déchets par habitant sont triés dans le Lot : un modèle de gestion des déchets en France
Depuis 1996, le Lot s’est imposé comme un précurseur dans la gestion des déchets, devenant l’un des départements français les plus efficaces en matière de recyclage. Le syndicat Syded, qui gère le centre de tri de Catus, a joué un rôle clé dans cette transformation, célébrant cette année ses 30 ans d’existence.
À l’origine, la gestion des déchets dans le Lot était rudimentaire, chaque village ayant ses propres décharges non réglementées. Gérard Miquel, ancien sénateur et maire, a été à l’initiative d’une réflexion sur la gestion des déchets. Sous sa direction, la séparation des emballages des autres déchets a été introduite, marquant le début d’une révolution dans le tri.
Le centre de tri de Catus a été le troisième construit en France et le premier en milieu rural, une innovation qui a suscité des interrogations au départ. Cependant, grâce à des efforts de communication et de sensibilisation, les habitants ont rapidement adhéré à cette initiative.
Aujourd’hui, le Lot se distingue par son efficacité, avec un taux de recyclage moyen de 102 kilos de déchets par habitant, contre 75 kilos en moyenne dans la région Occitanie. Le Syded a su évoluer, diversifiant ses méthodes de tri et intégrant des technologies innovantes.
Pour maintenir cette dynamique, le Syded ne se limite pas à la gestion des déchets ménagers. Il accompagne également les organisateurs d’événements locaux pour réduire les déchets générés lors de manifestations, en fournissant du matériel et des conseils.
Le modèle économique du Syded repose sur la mutualisation des ressources, ayant nécessité un investissement d’environ 11 millions d’euros pour le centre de tri. Pour l’avenir, le syndicat prévoit d’intégrer des technologies avancées, comme l’intelligence artificielle, pour améliorer encore la gestion des déchets.
Cette approche proactive et collaborative a permis au Lot de se positionner comme un modèle à suivre pour d’autres départements français.
Source : La Dépêche
