Ils se mobilisent contre la fermeture de cet hôpital à Marseille :

Mobilisation à Marseille contre la fermeture de l’hôpital Vert Coteau : « On ne sait pas ce qu’on va devenir »

Plus de 200 salariés de l’hôpital privé Vert Coteau, situé dans le 12e arrondissement de Marseille, sont plongés dans l’incertitude. Dès janvier 2027, toutes les activités de l’établissement doivent être transférées vers quatre autres cliniques du groupe Almaviva, entraînant une fermeture prévue six mois plus tard. Cette annonce a suscité une forte réaction des syndicats et des employés, qui se mobilisent pour « sauver la clinique » et les emplois en péril.

Le 19 juin 2026, lors d’un Comité social et économique (CSE) extraordinaire, le groupe Almaviva, propriétaire depuis seulement quatre mois de plusieurs cliniques en région PACA, a annoncé la réorganisation de ses établissements. Les activités de Vert Coteau seront transférées vers les cliniques de Beauregard, Chanteclerc, La Casamance et Marignane. Cette décision, bien que prévue par les syndicats, a été perçue comme brutale.

Karine Cheniclet, élue Unsa et syndicat majoritaire à Vert Coteau, a exprimé ses préoccupations concernant le manque d’informations et la difficulté du dialogue avec la direction. Lors de la réunion, la direction a assuré qu’aucune suppression de poste n’aurait lieu, une affirmation contestée par Cheniclet, qui craint des licenciements.

Sur les plus de 200 salariés, 134 doivent rejoindre la clinique de Beauregard, située également dans le 12e arrondissement. Cependant, selon Sandrine Cartier, élue CGT, cette clinique ne peut pas accueillir autant de personnel sans travaux majeurs, dont les coûts sont estimés à plusieurs millions d’euros. Des inquiétudes quant à un éventuel plan social sont également soulevées.

Les syndicats craignent que la situation ne se détériore avant janvier prochain, avec déjà trois des huit services fermés et un quatrième en danger. « Aujourd’hui, c’est le flou total. Ça crée un stress chez les salariés », a déclaré Karine Cheniclet, évoquant des démissions potentielles.

La direction d’Almaviva justifie la fermeture par un « problème immobilier », affirmant qu’elle n’est pas propriétaire des lieux et que des travaux sont nécessaires. Les syndicats, quant à eux, doutent de cette justification, affirmant que l’établissement est viable et qu’il n’y a jamais eu de problème.

Les syndicats ont lancé une pétition et demandé une expertise indépendante pour évaluer la situation. Une réunion avec l’Agence régionale de Santé (ARS) a eu lieu, mais aucun dossier de demande de transfert n’a été déposé à ce jour. L’ARS a indiqué qu’elle avait été informée du projet, mais qu’elle ne pouvait pas se prononcer tant qu’aucun dossier n’était soumis.

Almaviva n’a pas répondu aux sollicitations concernant cette situation.

Source : actu.fr

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *