Éboulement dans une mine d’or en Centrafrique : le ministre des Mines fait le point sur le drame de Zamboï
Le drame survenu à Zamboï, à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, continue de provoquer une vive émotion. Deux jours après l’effondrement tragique de cette mine d’or, les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les victimes. Selon le gouvernement centrafricain, le bilan fait état d’au moins 49 décès, incluant des ressortissants camerounais et tchadiens. Toutefois, des témoins et des proches des victimes contestent ce chiffre, évoquant plutôt une centaine de morts.
Le ministre centrafricain des Mines, Rufin Benam-Beltoungou, s’est rendu sur place et a commenté les circonstances de l’accident lors d’une déclaration le 20 août. Il a précisé que l’effondrement s’est produit dans une galerie à ciel ouvert, située près de la rivière Kadès, qui marque la frontière entre les deux pays.
Des blessés sont actuellement pris en charge dans les centres médicaux de Baboua, en Centrafrique, et à Garoua-Boulaï, côté camerounais. La mine, exploitée depuis plusieurs années par un homme d’affaires local, a été submergée par un afflux d’exploitants clandestins, travaillant sans permis. En réponse à cette tragédie, le gouvernement a ordonné la fermeture temporaire du site minier.
« Nous avons pu dénombrer 49 morts, dont 34 Centrafricains, 13 Camerounais et 2 Tchadiens », a déclaré le ministre au micro de Rolf Steve Domia-Leu. Il a également mentionné que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient demandé aux mineurs de quitter le site en raison de l’instabilité du sol, particulièrement après 72 heures de pluie. Malheureusement, ces avertissements n’ont pas été suivis, ce qui a conduit à l’éboulement.
Les conséquences de cet événement tragique soulèvent des questions sur la sécurité et la réglementation dans le secteur minier, un sujet qui pourrait susciter des débats sur la nécessité d’une meilleure régulation de l’exploitation minière dans la région.
(Source : RFI)



