Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne :

Harcèlement moral et sexuel présumé au Toit de Gascogne : « Les salariés vont au travail la boule au ventre »

Une douzaine de personnes se sont rassemblées ce jeudi 20 août devant le Toit de Gascogne, à Auch, à l’appel de la CGT. Après le maintien à son poste du directeur général Serge Campagnolle, visé par une enquête interne, le syndicat dénonce « l’inaction » du conseil d’administration et réclame sa mise à distance. Le principal intéressé conteste fermement l’ensemble des accusations.

Les manifestants se sont réunis dès 9 heures devant les grilles de l’établissement. À cette occasion, les représentants syndicaux ont distribué des tracts pour « informer la population » sur les violences sexistes et sexuelles au travail, tout en dénonçant la gestion de l’affaire qui secoue actuellement le bailleur social.

Fin juillet, le conseil d’administration a décidé de maintenir à son poste Serge Campagnolle, malgré les conclusions d’une enquête interne qui, selon la CGT, mettrait en lumière des faits de harcèlement moral et de harcèlement sexuel d’ambiance. Cette décision est jugée insuffisante par le syndicat.

Fabrice Lamarque, représentant syndical, a déclaré : « Aujourd’hui, on est venu dénoncer l’inaction du conseil d’administration ». Il a ajouté que le retour de Campagnolle dans les locaux a accentué les inquiétudes parmi les salariés, certains d’entre eux ayant exprimé leur droit de retrait. « Les salariés vont au travail la boule au ventre. Certains sont en arrêt maladie », a-t-il affirmé.

La CGT réclame désormais un conseil d’administration exceptionnel pour « mettre à distance » Serge Campagnolle, afin d’asr « la santé et la sécurité des travailleurs et des travailleuses ». Le syndicat souligne le silence présumé de certains membres du conseil et espère une réunion rapide pour traiter la situation.

« Depuis le 3 août, les administrateurs ont l’intégralité des 63 pages du rapport. Ils savent très bien ce qui s’est passé », a ajouté Fabrice Lamarque. « Chaque jour perdu dans cette prise de décision est un risque supplémentaire pour la santé et la sécurité des salariés. »

De son côté, Serge Campagnolle conteste fermement les accusations portées contre lui. Dans une déclaration précédente, il avait affirmé : « Je suis innocent de l’alpha à l’oméga dans cette affaire. »

La CGT insiste également sur la nécessité de mobiliser au-delà du cas du Toit de Gascogne, soulignant que « nous sommes dans une société encore patriarcale où la parole de la femme est parfois piétinée ». Les syndicats ont choisi de distribuer leurs tracts lors d’un jour de marché pour sensibiliser un public plus large aux violences sexistes et sexuelles au travail.

Source : La Dépêche

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