Des têtes doivent tomber : Philippe Latombe critique le retard de l’État en matière de cybersécurité
Le député MoDem et membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), Philippe Latombe, a exprimé des préoccupations majeures concernant la protection des données en France. Lors d’une intervention sur RMC le 20 août, il a souligné que des « têtes doivent tomber » suite aux récents piratages dont l’État a été victime. Latombe a dénoncé le manque d’écoute des autorités face aux alertes concernant les failles de sécurité, affirmant que la responsabilité est à la fois politique et administrative.
Le député a précisé que les attaques subies par l’État étaient de « faible ampleur » et qu’elles ne provenaient pas de sources particulièrement sophistiquées, contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’opérations attribuées à des acteurs étatiques tels que la Russie.
Contexte des annonces gouvernementales
Cette déclaration intervient dans un contexte où le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a récemment proposé la création d’une nouvelle « unité cyber » pour renforcer la réponse de l’État face aux cyberattaques. Dans une lettre adressée au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Lecornu a exprimé son souhait de voir cette équipe en place pour intervenir plus rapidement en cas d’incidents informatiques.
Propositions de mes immédiates
Philippe Latombe a insisté sur la nécessité d’une coordination interministérielle et a annoncé son intention de demander une commission d’enquête à l’Assemblée nationale pour mieux comprendre les défaillances structurelles en matière de cybersécurité. Il a également proposé l’instauration de l’authentification multifacteur pour tous les fonctionnaires et une gestion des accès aux données en fonction des responsabilités de chacun.
La Cnil soutient que des mes doivent être prises sans délai pour améliorer la sécurité des systèmes d’information de l’État.
Source : RMC.



