« Notre village, il est mort » : dans l’Oise, l’implantation de deux data centers alarme les riverains
Lors d’une dernière réunion publique à Rantigny, mercredi, à propos de deux data centers nouvelle génération dédiés à l’intelligence artificielle, de nombreux habitants ont exprimé leur opposition.
À Rantigny, près de Creil, dans l’Oise, deux data centers doivent être construits sur une ancienne friche industrielle d’ici 2029. Mercredi 19 août, une réunion publique a rassemblé environ 300 habitants d’un village de 2 500 personnes, dont beaucoup se sont montrés hostiles au projet.
Les porteurs de projet ont tenté de rasr les riverains, affirmant qu’« il y a zéro litre d’eau utilisé pour le refroidissement ». Cependant, les habitants, inquiets, ont remis en question la qualité et la sécurité du projet. Xavier, un résident proche, a déclaré : « C’est vraiment un projet qui était déjà de mauvaise qualité à la base. »
Les inquiétudes se concentrent sur la chaleur dégagée par ces structures. Christophe, apiculteur dont les ruches sont situées à seulement 100 mètres du futur site, a averti : « Deux degrés à moins de 100 mètres, cela va provoquer la mort des faux-bourdons, des mâles, qui sont là pour la fécondation des reines. » Il a ajouté : « Notre village, il est mort, nos villages sont morts. »
Les habitants ont également fait part de leurs préoccupations concernant la dévaluation de leurs biens immobiliers. Laura et son mari, qui vivent à moins de 300 mètres du site, ont exprimé leur inquiétude : « La maison sera totalement dévaluée. Et on ne nous propose rien en termes d’étude sur l’impact. »
À la fin de la réunion, les porteurs de projet ont été confrontés par les habitants, sous le regard des gendarmes. Les questions sur la sécurité et l’impact environnemental ont été soulevées, mais les porteurs ont insisté sur le fait que des études avaient été réalisées par des cabinets reconnus.
La communauté de communes soutient l’implantation de ces data centers, soulignant qu’ils pourraient générer entre 100 et 200 emplois directs.
Source : Franceinfo



