
L’Agence mondiale antidopage (AMA) est « vigilante » et va renforcer le suivi des athlètes russes d’ici les prochains Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, a indiqué son directeur général à l’AFP. Ces déclarations interviennent après la levée des restrictions par le CIO les concernant, début juillet.
Plus de quatre ans après l’invasion russe de l’Ukraine, le Comité international olympique (CIO) a levé une partie des restrictions imposées aux sportifs russes depuis 2022. Ils peuvent donc viser les JO 2028, même dans les sports d’équipe. Cette réintégration pose plusieurs questions, notamment sur le dopage. « On n’est pas naïf » et « on va être vigilants parce que les autres athlètes vont vouloir être rassurés », a déclaré mercredi, à l’AFP, le directeur général de l’Agence mondiale antidopage, Olivier Niggli. Le CIO lui-même a fait cette demande à l’AMA : « Comme l’a demandé le CIO, on va renforcer ce dispositif (…), un certain nombre de tests devraient être effectués en amont sur les athlètes internationaux susceptibles d’aller aux Jeux » par « une autre entité que l’agence nationale russe », a-t-il ajouté.
Ne pas revivre Sotchi 2014
« Mais, aujourd’hui, on n’a pas d’élément concret qui viendrait agiter le drapeau rouge. Il n’y a plus de laboratoire (accrédité par l’AMA) en Russie. Tous les échantillons sont analysés à l’étranger, ils ne peuvent plus faire leur cuisine interne comme ça s’était produit à Sotchi. En ce moment, ce n’est pas possible », a poursuivi Olivier Niggli. Lors des Jeux olympiques d’hiver en 2014, l’AMA avait découvert le dopage institutionnalisé orchestré par la Russie. Organisée dans les plus hautes sphères de l’État, cette affaire a valu à la Russie d’être privée de son drapeau, de son hymne et de ses symboles officiels aux Jeux de Tokyo, en 2021, puis aux Jeux d’hiver de Pékin l’année suivante, par une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS).
L’agence antidopage russe (Rusada) est toujours suspendue jusqu’à nouvel ordre par l’AMA. Lever cette suspension nécessitera un « audit, en personne, à Moscou », qui n’a « pas été possible » jusqu’ici en raison de « la situation politique et de la guerre » en Ukraine, a expliqué à l’AFP le président de l’AMA, Witold Banka.
Source : AFP



