De nouvelles données convaincantes sur le TGV entre Québec et Toronto
Vous trouvez qu’un train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto coûte trop cher à 90 milliards de dollars ? Qu’on n’a pas assez de population entre Québec et Toronto pour avoir un TGV ? Qu’on devrait plutôt commencer par un train à grande fréquence ? Ce sont toutes des questions pertinentes et des craintes légitimes concernant ce projet de transport collectif interurbain du gouvernement Carney.
Alto, la société fédérale responsable du projet de TGV Toronto-Québec, a récemment publié une mise à jour de son analyse économique. Ce document, bien que déjà partiellement diffusé, offre des chiffres plus complets et précis. Laurent Therrien, vice-président stratégie et développement d’Alto, a souligné l’importance d’informer le public face aux questions soulevées par ce projet inédit au Canada.
Coût et comparaison avec le train à grande fréquence
Le coût du TGV est estimé entre 60 et 90 milliards de dollars, tandis qu’un train à grande fréquence coûterait entre 45 et 75 milliards. Alto indique qu’un TGV, bien qu’il soit plus coûteux, présente des avantages économiques supérieurs. En effet, le TGV devrait augmenter le PIB du Canada de 24,5 milliards de dollars, tandis qu’un train à grande fréquence n’augmenterait le PIB que de 4,9 milliards.
Les bénéfices sociaux du TGV sont également significatifs, avec des économies de temps de transport évaluées à 38 milliards sur 60 ans, des réductions des coûts liés à l’automobile et une diminution des émissions de CO₂.
Population et achalandage
Environ 15 millions de personnes vivent entre Québec et Toronto, un bassin de population suffisant pour soutenir un TGV, comme l’indiquent des exemples européens. Alto prévoit entre 9 et 17 millions de passagers par an lors de la première année d’exploitation complète. À l’horizon 2055, ce chiffre pourrait atteindre 14 à 24 millions de passagers annuels.
Rentabilité et projections futures
Alto anticipe que le TGV sera rentable au cours de ses 40 premières années d’exploitation. Actuellement, le gouvernement fédéral paie environ 375 millions de dollars par an en subventions à VIA Rail, ce qui souligne la nécessité d’un système de transport plus efficace.
Alto prévoit de soumettre un plan d’affaires actualisé en 2027, avec des chiffres plus précis sur le coût et les prévisions d’achalandage.
En conclusion, le projet de TGV entre Québec et Toronto représente une opportunité significative d’amélioration du transport interurbain, tant sur le plan économique que social, malgré les défis liés à son coût et à son acceptabilité.
Source : Alto



