Coupe du monde 2026 : l’altitude, un atout pour le Mexique
Avec des matchs programmés à Mexico, à plus de 2200 mètres d’altitude, l’altitude jouera un rôle déterminant dans cette Coupe du monde 2026. Cette situation pourrait avantageusement positionner le Mexique, si l’équipe parvient à franchir les phases de groupes.
L’idée d’instaurer des « height breaks », sur le modèle des « cooling breaks », a même été évoquée. Bien que cela puisse prêter à sourire, l’importance de l’altitude dans ce tournoi ne doit pas être sous-estimée. Le rythme du match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud a illustré cette réalité. Alexandre Dellal, préparateur physique de la sélection d’Haïti, explique que « la saturation en oxygène rend difficile le retour à un rythme soutenu après des efforts intenses ».
S’imaginer pratiquer un sport d’endurance dans des stations de ski comme Val Thorens ou Tignes, combiné à la chaleur, permet de mieux appréhender l’effort à 2200 mètres.
« Entre trois à six semaines pour s’acclimater »
L’équipe de France olympique de 1968, ayant joué à Mexico, en a fait l’expérience. Jean-Michel Larqué, milieu de terrain à l’époque, se souvient : « Nous étions épuisés lors de notre quart de finale contre le Japon (défaite 4-1) ». Il souligne que l’équipe n’était pas acclimatée.
Sébastien Salles-Monge, milieu de terrain de Pachuca, ajoute : « Il faut y aller progressivement et ne pas brûler les étapes ». Cela s’applique également à Guadalajara, qui se trouve à 1500 mètres. Selon divers experts, une période d’acclimatation de trois à six semaines est nécessaire pour s’adapter correctement à l’altitude. Les neuf jours passés par les Sud-Africains à Mexico semblent donc insuffisants.
Un défi pour les futurs adversaires du Mexique
Pour les équipes adverses, neuf jours de préparation à Mexico constitueront un luxe. En cas de qualification en première place, les matchs de 16e et de 8e de finale se dérouleront au stade Azteca, laissant peu de temps aux adversaires pour s’adapter. Carlos Calderon Cardoso, historien mexicain, indique que « certaines équipes estiment ne pas être affectées en arrivant le jour même », mais celles qui se présentent la veille ressentent souvent une fatigue notable en seconde période.
Ainsi, l’Angleterre, potentielle adversaire en 8e de finale, devra se préparer à ce défi particulier.
Source : RMC Sport.
