Donald Trump annonce une rencontre avec Kim Jong-un en 2026
Donald Trump a déclaré mercredi qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un cette année. Cette annonce intervient alors que les exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, lancés lundi, ont été écourtés à la demande de l’ancien président américain. « Oui, je le rencontrerai », a-t-il affirmé lors d’une visite de chantiers à la Maison-Blanche, en réponse à une question sur une éventuelle entrevue avec Kim avant la fin de l’année. Cette rencontre serait la quatrième entre les deux hommes et pourrait se tenir en novembre, en marge du sommet de l’Apec (Coopération économique de l’Asie-Pacifique) en Chine.
Dans une déclaration peu commune, Trump a également estimé que la Corée du Nord possédait « 57 armes nucléaires », bien que le ministre sud-coréen de la Défense évalue cet arsenal entre 80 et 120. Il a ajouté : « Cela n’aurait jamais dû arriver. (.) Si j’avais été président, je ne l’aurais pas permis. »
Depuis son premier mandat (2017-2021), Trump met en avant sa relation avec Kim, qualifié de menace majeure pour la sécurité américaine. Kim Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un, a pour sa part affirmé qu’elle n’était « pas du tout au courant » d’une communication entre son frère et Trump, qualifiant les déclarations américaines de « dénuées d’intérêt ».
L’écourtement des exercices militaires conjoints, qui devaient se terminer le 27 août, a été perçu comme un geste pour favoriser le dialogue avec la Corée du Nord. Un responsable militaire sud-coréen a reconnu que cette décision était « inhabituelle ». Le ministre des Affaires étrangères sud-coréen, Cho Hyun, a indiqué que Séoul n’avait pas été prévenu de ce changement.
La suspension des exercices conjoints a souvent été considérée comme une condition préalable pour que la Corée du Nord engage un dialogue avec les États-Unis. Selon des experts, cette réduction pourrait avoir un impact positif sur les relations entre les deux pays.
Dans le même temps, la Chine, alliée de la Corée du Nord, a confirmé que son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendrait à Séoul pour rencontrer le président sud-coréen Lee. Pékin a historiquement cherché à tempérer les actions de Pyongyang, tandis que ce dernier renforce ses liens avec Moscou.
Source principale : Le Temps



