Blacks-Boks, le combat d’un siècle (2/3) : 1981, la tournée de la honte en Nouvelle-Zélande
En 1981, malgré une pression internationale croissante pour boycotter les équipes sud-africaines en raison de l’apartheid, la Nouvelle-Zélande a maintenu sa décision d’accueillir les Springboks. Cette tournée, qui devait initialement célébrer le rugby, s’est rapidement transformée en un événement controversé, suscitant des manifestations et des émeutes à l’échelle nationale.
Le contexte politique de l’époque était marqué par une opposition mondiale à la politique de ségrégation raciale en Afrique du Sud. De nombreux pays avaient déjà choisi de ne pas jouer contre les Springboks, en raison de leur association avec le régime d’apartheid. Cependant, la Nouvelle-Zélande, en dépit des appels au boycott, a décidé de poursuivre la tournée, provoquant une division au sein de la population.
Les matchs, notamment celui de Wellington, ont été le théâtre de violentes manifestations. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour exprimer leur désaccord avec la présence des Springboks, entraînant des affrontements avec les forces de l’ordre. Cette tournée a non seulement exacerbé les tensions sociales en Nouvelle-Zélande, mais a également mis en lumière les enjeux éthiques et politiques liés au sport.
Les conséquences de cette tournée ont été profondes. Elle a non seulement marqué l’histoire du rugby, mais a également incité de nombreux pays à reconsidérer leur position face à l’apartheid. Les débats sur la moralité du sport et son rôle dans la société ont été relancés, laissant une empreinte durable sur le paysage sportif international.
Source : L’Équipe



