« Je ne veux pas d’enfant et c’est ok » : elle raconte le choix d’une vie sans maternité
Publié le 20/08/2026 à 06h30
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À Caen, Caroline Jeanne témoigne dans son livre Personne ne m’appellera maman d’un choix encore difficile à assumer : vivre sans devenir mère. Elle évoque la pression familiale, la culpabilité et le regard de la société qui l’ont accompagnée dans son parcours.
Caroline, aujourd’hui âgée de 45 ans, habite à Paris et mène une vie active. Elle se dit heureuse de son choix de ne pas avoir d’enfants, même si, dans sa jeunesse, elle rêvait de fonder une famille. « Je faisais vraiment partie de ces gens pour qui vivre en couple et avoir des enfants était la norme », confie-t-elle.
Son parcours a été marqué par des relations amoureuses, des ruptures et des défis personnels, y compris une maladie. À 31 ans, une opportunité de travail la pousse à quitter la Normandie pour Paris. Sa carrière prend le pas sur ses aspirations familiales, et elle finit par s’épanouir dans sa vie professionnelle.
Au fil des ans, elle rencontre un homme qui a déjà des enfants. Bien qu’elle devienne belle-mère, elle réalise que cela lui prend beaucoup d’énergie, et elle commence à ressentir une pression croissante pour devenir mère. « On me demandait toujours quand est-ce que j’allais avoir un enfant », explique-t-elle.
Caroline évoque également la culpabilité qu’elle ressent de la part de sa mère, qui voit son statut de grand-mère comme essentiel. « Pour elle, une femme est faite pour procréer. C’est le drame de sa vie de ne pas être grand-mère », partage-t-elle.
Avec le temps, Caroline commence à réfléchir à son désir de maternité. Un échange avec une sexologue l’aide à réaliser qu’elle ne souhaite pas d’enfants. « On peut aimer les enfants, mais être parfaitement heureux sans », conclut-elle.
Aujourd’hui, Caroline Jeanne mène sa vie selon ses propres choix. Elle est marraine d’un petit garçon et se consacre à ses passions, notamment l’écriture, qu’elle considère comme ses véritables « bébés ». « J’espère pouvoir en vivre un jour. C’est ça mon rêve », conclut-elle avec un sourire.
Source : France3 Régions



