Soudan: les combats s’intensifient au Kordofan du Nord, les FSR progressent dans le Nil Bleu

Soudan : Les combats s’intensifient au Kordofan du Nord et dans le Nil Bleu

Les affrontements entre l’armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) se sont intensifiés ces derniers jours au Kordofan du Nord et dans l’État du Nil Bleu, dans l’ouest et le sud du pays. L’armée soudanaise affirme avoir repoussé une nouvelle offensive des paramilitaires au Kordofan du Nord, tandis que les FSR progressent dans le Nil Bleu. Ces combats ont contraint des milliers de civils à fuir.

Depuis la semaine dernière, les FSR mobilisaient des troupes dans l’État du Kordofan du Nord pour attaquer des zones récemment reprises par l’armée. Plusieurs de leurs rassemblements ont été ciblés, notamment un convoi qui a été frappé par des drones militaires, un événement rare dans cette région. L’armée a déclaré avoir détruit une cinquantaine de véhicules militaires des FSR, visant à empêcher la reprise de localités stratégiques telles que Bara et Jabrat el-Cheikh.

L’armée a également intercepté trois drones de fabrication chinoise utilisés par les FSR. En outre, elle a annoncé la reddition de 315 combattants des FSR, avec un de leurs commandants, le lieutenant-général Moussa Khamis, apparaissant dans une vidéo pour annoncer sa défection. Par ailleurs, Youssef Abkarank, un responsable des FSR, est décédé à l’hôpital de Nyala après avoir été blessé lors d’une frappe de drone.

Dans l’État du Nil Bleu, la situation est différente. Les FSR et leurs alliés du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N) ont pris le contrôle de Gaissan et ont atteint Kurmuk, deux villes qui étaient sous contrôle de l’armée depuis juillet. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 10 000 personnes ont fui les zones de combat. Les FSR visent désormais Damazin, la capitale de l’État du Nil Bleu, où les conditions humanitaires sont jugées très difficiles.

Les paramilitaires ont annoncé avoir pris la zone d’Agrou, une affirmation contestée par l’armée, qui a diffusé des images de ses soldats à l’intérieur de cette localité. En réponse, l’armée a détruit le pont Bakouri à Gaissan, un axe stratégique, coupant ainsi la route vers Damazin et entravant également la fuite des civils.

Source : RFI

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