Après le piratage du fisc, les polémiques s’accumulent et le gouvernement présente des excuses

Après le piratage du fisc, le gouvernement présente ses excuses

Le gouvernement français, sous pression des oppositions, a officiellement présenté ses excuses suite au piratage massif de données de l’administration fiscale. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a déclaré lors d’une conférence de presse le 18 août : « À chacune des personnes concernées, je tiens à présenter nos excuses, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français. »

Ce piratage, qualifié de « sans précédent » par des experts, a touché environ 700 000 particuliers et entreprises. Les critiques se sont intensifiées concernant le délai de réaction du gouvernement. L’exécutif a attendu plusieurs semaines pour annoncer une fuite survenue fin juin. Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques, a expliqué que les investigations n’avaient pas permis de repérer l’incident avant le 12 août.

De plus, des spécialistes de la cybersécurité ont souligné une « négligence irresponsable » des gouvernements précédents, qui n’ont pas jugé nécessaire d’adopter des mes de cybersécurité, malgré l’adoption d’un texte au Sénat. Clément Domingo, un hackeur éthique, a également critiqué la réponse de l’administration, notant que le courriel envoyé aux victimes était « totalement incomplet » et ne mentionnait pas les dangers potentiels pour leur sécurité personnelle.

Le ministre Amiel a également exprimé le souhait que les usagers, inquiets pour leurs données, soient accueillis « avec le plus grand respect » par les services des impôts. Cette déclaration fait suite à une polémique déclenchée par une réponse peu courtoise d’un agent du fisc à un internaute.

En outre, une nouvelle fuite, la troisième, a été reconnue par l’administration, concernant des données liées aux successions. Bien que cette brèche soit jugée de moindre ampleur, elle soulève des inquiétudes quant à la sécurité des données publiques.

Dans ce contexte, les sénateurs socialistes ont demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire pour examiner ces piratages et les failles de sécurité au sein de l’administration. L’ampleur du scandale et les conséquences politiques qui en découlent continuent d’alimenter le débat public.

Source : HuffPost

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *