Il faut vérifier les antécédents : mes de la Haute-commissaire à l’enfance après le meurtre de Lyhanna
La Haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, a annoncé plusieurs mes lors de sa visite en Gironde, ce vendredi 12 juin, à la suite du meurtre de la jeune Lyhanna, survenu le 29 mai dernier. Parmi les propositions phares figure la création d’un parquet national dédié à la lutte contre la pédocriminalité.
Les enfants étaient au centre de cette visite, qui visait à promouvoir la place du jeu dans leur développement et à aborder la protection des mineurs victimes de violences. Pendant que les obsèques de Lyhanna se tenaient à Fleurance, Sarah El Haïry a fait part de plusieurs initiatives. Elle a proposé l’extension des pôles de violences intra-familiales (VIF) aux violences faites aux mineurs et la mise en place d’un circuit d’urgence pour le traitement des plaintes des victimes.
Un autre point crucial de son intervention a été la nécessité de créer un parquet national pour lutter efficacement contre la pédocriminalité, notamment en ligne. Selon la Haute-commissaire, cette institution permettrait de coordonner les efforts à l’échelle nationale. Rachel-Flore Pardo, avocate spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles, a également plaidé pour cette me dans une tribune parue dans Libération.
Lors de sa visite à l’UAPED (Unité d’accueil pédiatrique enfant en danger) de Libourne, Sarah El Haïry a présenté des statistiques concernant les attestations d’honorabilité. En Nouvelle-Aquitaine, 230 attestations ont été refusées sur les sept départements concernés (Charente, Charente-Maritime, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, et Pyrénées-Atlantiques) au cours de la dernière année. Elle a souligné l’importance de vérifier les antécédents judiciaires des personnes intervenant auprès des enfants dans divers secteurs, qu’ils soient périscolaires, associatifs, éducatifs, culturels ou sportifs.
« Il faut vérifier les antécédents judiciaires des personnes qui travaillent au côté de nos enfants, » a insisté Sarah El Haïry, ajoutant qu’une proposition législative en ce sens devrait être présentée au Parlement dans les semaines à venir.
Depuis le lancement de la plateforme d’attestation d’honorabilité pour les intervenants dans la protection de l’enfance, plus de 5 600 demandes ont été refusées à l’échelle nationale, sur près d’un million de demandes.
Source : France 3 Régions
