Incendie en Gironde : « On en distribue deux par personne »… À Bordeaux, le grand retour du masque FFP2
La ville de Bordeaux fait face à une situation alarmante avec le retour du port du masque FFP2, en raison des incendies de forêt qui sévissent en Gironde depuis le 22 juillet. Ces événements ont contraint environ 220 000 personnes à évacuer cette région viticole renommée du Sud-Ouest de la France. L’incendie a déjà ravagé près de 42 000 hectares, soit presque le double de la superficie brûlée lors des feux de forêt de 2022.
Depuis le début de l’incendie, le ciel de Bordeaux est souvent obscurci par une brume de fumée. La qualité de l’air varie selon les conditions météorologiques, mais une odeur persistante de fumée se fait sentir, surtout en soirée. Plusieurs habitants, comme Maurine, une jeune Bordelaise, rapportent avoir ressenti la nécessité de porter un masque pour se protéger.
Les particules émises par les incendies, notamment les PM2,5 et PM10, présentent des risques pour la santé, selon le ministère de l’Action et des comptes publics. Ces particules peuvent être inhalées, ingérées ou entrer en contact avec la peau, ce qui soulève des préoccupations sanitaires.
En réponse à cette crise, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que cinq millions de masques FFP2 ont été livrés dans les pharmacies des zones touchées. Ces masques sont distribués gratuitement, à raison de deux par personne, en priorité aux personnes vulnérables, telles que les enfants de moins de 5 ans et les adultes de plus de 65 ans. Les masques pour d’autres clients sont disponibles à la vente entre 5 et 10 euros l’unité.
Malgré la situation, la demande en masques FFP2 reste inférieure à celle observée lors de la pandémie de Covid-19. Une pharmacienne a noté un afflux de demandes en fin de journée, mais la majorité des Bordelais ne ressentent pas l’urgence de porter un masque.
La situation actuelle rappelle à beaucoup les souvenirs de la pandémie, alors que le masque FFP2, devenu un accessoire courant, est de nouveau au centre des préoccupations sanitaires.
Source : 20 Minutes



