À Londres, la zone à ultra-faible émission soulage les poumons des enfants

À Londres, la zone à ultra-faible émission soulage les poumons des enfants

Une étude récente de l’Université Queen Mary a révélé que l’instauration d’une zone à ultra-faible émission (Ulez) à Londres a entraîné une amélioration notable de la santé respiratoire des enfants. Cette recherche, menée entre 2018 et 2022 sur 3 200 écoliers, a comparé les résultats avec ceux d’un groupe témoin à Luton, une ville voisine sans Ulez.

Les résultats montrent une réduction de l’exposition au dioxyde d’azote et un développement pulmonaire amélioré chez les enfants londoniens. Au début de l’étude, un an avant l’implémentation de l’Ulez, les poumons des enfants de Londres étaient en moyenne plus petits que ceux de leurs camarades de Luton. Quatre ans plus tard, les tailles pulmonaires étaient devenues comparables dans les deux villes.

Contexte factuel

Les scientifiques attribuent une capacité pulmonaire réduite durant l’enfance à l’exposition au dioxyde d’azote, un gaz émis par les véhicules. Cette condition est liée à un risque accru de problèmes respiratoires et de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte. Selon les chercheurs, la proportion d’enfants londoniens présentant des capacités pulmonaires altérées a diminué de 14 % à 9 % en quatre ans, tandis que leur exposition au dioxyde d’azote a chuté deux fois plus rapidement que celle du groupe témoin.

Données ou statistiques

L’Ulez, mise en place en 2019 dans le centre de Londres et étendue à l’ensemble du Grand Londres en 2023, a été au cœur de débats politiques intenses. Les critiques affirment que la redevance de 12,5 livres imposée aux véhicules polluants pénalise les résidents des zones périphériques et les petits commerçants. En revanche, le maire de Londres, Sadiq Khan, a affirmé que cette étude démontre la nécessité de garantir un air pur pour tous les enfants de la ville.

Conséquence directe

Les résultats de cette étude soulignent l’impact positif des politiques environnementales sur la santé publique, en particulier pour les populations vulnérables comme les enfants.

Source : Financial Times, The Guardian, The Daily Telegraph.

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