Le recyclage des bonbonnes de protoxyde d’azote : un coût financier pour les collectivités du Nord Franche-Comté
Les bonbonnes de protoxyde d’azote, de plus en plus utilisées pour des fins récréatives, ne sont pas prises en charge par les déchèteries ni par les services de traitement des déchets dans le Nord Franche-Comté. Ce gaz, qui présente des risques pour la santé, est interdit à la consommation sur la voie publique dans le Doubs et à Belfort. Malheureusement, ces bouteilles métalliques finissent souvent abandonnées dans la nature, nécessitant un traitement spécial qui s’avère coûteux.
Sébastien, un habitant de Montbéliard, témoigne : « Je dois en trouver trois ou quatre par jour. C’est à la vue de tout le monde, j’en trouve un peu partout. » Il souligne que les consommateurs les jettent sans se soucier des conséquences. Les agents du service propreté de Montbéliard ramassent ces bonbonnes, les ramenant à l’entrepôt municipal avant de les envoyer à une entreprise spécialisée dans le traitement des déchets dangereux. Cela représente un coût supplémentaire significatif pour les collectivités, estimé à 35 000 euros en 2025 pour la seule ville de Montbéliard.
En cas de saisies judiciaires, ce sont les services de justice qui doivent également prendre en charge le coût de destruction de ces bonbonnes. Paul-Edouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard, explique que cet argent pourrait être utilisé pour d’autres enquêtes. Il ajoute que le phénomène prend de l’ampleur, entraînant des coûts croissants pour les collectivités et les services judiciaires.



