Sentiers de randonnée : Est-ce facile ou difficile ?
Après près de cinq heures d’effort, des randonneurs épuisés n’ont toujours pas atteint le sommet d’un sentier classé « modéré ». Cet incident, survenu dans les montagnes Blanches du New Hampshire, soulève des questions sur l’évaluation des niveaux de difficulté des sentiers de randonnée.
Les gestionnaires de sentiers ne disposent pas de critères communs pour évaluer la difficulté des itinéraires, un problème également observable au Québec. Grégory Flayol, directeur général adjoint de Rando Québec, souligne que les classifications « facile », « intermédiaire » ou « difficile » sont souvent subjectives. Ce qui peut sembler difficile pour une personne peut être perçu différemment par une autre.
Le débat est particulièrement pertinent pour les sentiers classés comme intermédiaires. Flayol note que les gestionnaires n’hésitent pas à qualifier un sentier de « débutant » pour éviter des risques, tandis que les itinéraires plus complexes sont souvent classés « difficile » ou « expert ». La catégorie intermédiaire, quant à elle, est parfois floue.
La distance, le dénivelé et le type de terrain sont des facteurs essentiels à considérer lors de l’évaluation d’un sentier. Flayol pose plusieurs questions : la surface est-elle bien entretenue ? Y a-t-il des obstacles ? Quelle est la signalisation ? Ces éléments influencent grandement la perception de la difficulté.
Actuellement, la classification des sentiers par la SEPAQ prend en compte la longueur, le temps de marche estimé et le dénivelé global. Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ, indique qu’un nouveau système de classification est en réflexion, visant à inclure d’autres critères tels que le pourcentage moyen des pentes.
En attendant, il est recommandé aux randonneurs de ne pas se fier aveuglément aux niveaux de difficulté proposés. Flayol insiste sur l’importance de faire des recherches supplémentaires avant de partir en randonnée. Les forums de discussion sur les réseaux sociaux peuvent également donner lieu à des avis contradictoires, rendant la détermination de la difficulté encore plus complexe.
La difficulté d’un sentier peut également dépendre de la perception personnelle des randonneurs. Flayol note que beaucoup de gens ont du mal à se positionner comme débutants, intermédiaires ou avancés, ce qui peut les amener à sous-estimer ou stimer leurs capacités.
Pour mieux évaluer leurs compétences, les randonneurs sont encouragés à consulter le site de Rando Québec, qui propose des ressources pour aider à déterminer les capacités personnelles et les objectifs de randonnée.
Enfin, l’expérience joue un rôle clé dans la compréhension des niveaux de difficulté. Flayol déclare qu’une connaissance individuelle des sentiers permet de naviguer plus efficacement sans se fier uniquement aux classifications.
Pour plus d’informations, consultez la page « Préparer sa randonnée : par où commencer ? » sur le site de Rando Québec.
Source : Rando Québec



