Le Comité de Défense de l’Hôpital en quête de réponses
Santé. Suite à des tensions avec la direction du Centre hospitalier, au départ de médecins et à la résiliation du contrat du Docteur Ali Azzedine Benkhaled, chef de la radiologie et président de la commission médicale, le collectif de défense de l’hôpital s’est réuni mardi soir aux Fleurines. Véronique Roux, Claudie Marty et Serge Roques représentaient le collectif pour faire le point sur la situation de l’hôpital, après le lancement d’une pétition.
Le collectif prône un hôpital public de proximité, garant d’un accès aux soins de qualité et de la préservation du service d’imagerie médicale, en cette période de pénurie de radiologues. Le directeur par intérim, Pierre Aury, a résilié le contrat du docteur Benkhaled fin juin en raison de « clauses non conformes à la réglementation engendrant un préjudice financier considérable à l’établissement depuis 2012 ».
Le collectif a sollicité l’ARS pour une médiation, sans obtenir de réponse. « Nous sommes là en tant que lanceurs d’alerte et en quête de réponses sur l’avenir de l’hôpital et sa stratégie », a déclaré un membre du collectif. Ils insistent sur l’importance de conserver un service radiologique de pointe, essentiel pour la chirurgie, les urgences et les patients hospitalisés, alors que les radiologues qualifiés sont rares sur le marché.
En prenant exemple sur l’hôpital de Pamiers, qui se trouve dans une situation similaire, le collectif souhaite être informé rapidement si l’ARS envisage de faire venir un médecin radiologue de Rodez. « On sait ce qu’on a, pas ce qu’on aura », ont-ils souligné. Serge Roques a également exprimé des inquiétudes concernant l’avenir financier de l’établissement, affirmant que « la loi doit être respectée par tous ».
Un rendez-vous est déjà fixé avec le directeur de l’hôpital le 11 septembre, où des informations supplémentaires devraient être fournies. Une pétition a été lancée sur change.org, recueillant plus de 1000 signatures en trois semaines, avec l’objectif d’atteindre 1500. « Chacune compte et si vous n’avez pas encore signé, faites-le dès maintenant et partagez cette pétition autour de vous, pour notre hôpital, notre territoire et l’accès aux soins pour tous », ont-ils exhorté.
Source : La Dépêche


