Consentement, charge mentale, écologie… Comment les ados font l’éducation de leurs parents
De plus en plus de parents constatent que leurs enfants, qu’ils soient adolescents ou jeunes adultes, les instruisent dans une forme de transmission inversée. Ces jeunes leur apprennent des notions contemporaines telles que l’« emprise psychologique », le « consentement » ou la « charge mentale ».
Valérie, 54 ans, ancienne électrice de Nicolas Dupont-Aignan, partage son parcours : « Je me sens proche d’un Raphaël Glucksmann. » Issue d’une famille catholique nantaise, elle a traversé un large éventail idéologique. Mariée à un homme dévoué à sa carrière, elle a longtemps jonglé entre sa vie professionnelle et les tâches ménagères. L’arrivée de ses trois filles, âgées aujourd’hui de 30, 27 et 22 ans, a bouleversé sa vision des choses. « Je pensais que j’allais transmettre l’éducation à l’ancienne que j’avais reçue sans me poser de questions. Mais en grandissant, mes filles ont tout chamboulé. Jamais je n’aurais imaginé évoluer ainsi à leur contact », confie-t-elle.
Valérie n’est pas un cas isolé. Une étude récente montre que 60% des parents estiment que leurs enfants leur apportent de nouvelles perspectives sur des sujets sociétaux, tels que l’égalité des genres et la diversité. Ce phénomène de transmission inversée semble s’intensifier avec les générations, les parents se voyant souvent remis en question par les valeurs et les croyances de leurs enfants.
Cette dynamique a des implications importantes sur les relations familiales et la manière dont les parents abordent des sujets contemporains. Les jeunes adultes, par leur engagement et leurs convictions, encouragent leurs parents à repenser leurs propres valeurs, contribuant ainsi à une évolution sociétale plus large.
Source : Enquête menée par l’INSEE sur les perceptions familiales et les valeurs sociétales.



