Meurtre de Thomas à Crépol : la maire de Romans-sur-Isère juge que le parquet de Valence est

Meurtre de Thomas à Crépol : la maire de Romans-sur-Isère critique le parquet de Valence

Le 18 août 2026, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, a exprimé son mécontentement à l’égard du parquet de Valence, qu’elle juge « frileux » après que ce dernier a contesté la circonstance aggravante de racisme dans l’affaire du meurtre de Thomas Perotto. Ce réquisitoire a été rendu public lundi, précisant que les témoignages évoquant des propos racistes sont jugés très minoritaires et imprécis.

Le 23 juillet, les juges d’instruction avaient initialement retenu la circonstance aggravante de racisme contre quatorze personnes mises en examen, après une enquête de deux ans et demi. Les suspects, accusés de « meurtre et tentatives de meurtre en bande organisée », avaient vu le tribunal conclure que la mort de Thomas, un lycéen de 16 ans, pourrait être liée à son appartenance à « la race blanche et à la nation française ».

Dans son réquisitoire, le parquet a souligné que les témoignages sur des propos racistes sont contradictoires et qu’aucun témoin ne peut les attribuer clairement à un suspect. Thoraval a affirmé qu’il existe des témoignages à ce sujet, rappelant une réunion avec l’ancien ministre Olivier Véran où les familles avaient exprimé leurs préoccupations. Elle a également souligné que « le racisme antiblanc doit être traité de la même manière que les autres ».

L’incident remonte à la nuit du 18 au 19 novembre 2023, lorsque une rixe a éclaté à la sortie d’un bal à Crépol, opposant des jeunes du village à un groupe venant du quartier de la Monnaie à Romans-sur-Isère. Au cours de cette altercation, plusieurs personnes ont été blessées par arme blanche, dont Thomas, qui est décédé lors de son transfert à l’hôpital. Les quatorze jeunes hommes interpellés n’ont jamais reconnu avoir porté le coup mortel, bien que des témoignages aient rapporté des propos « hostiles aux blancs ».

Cette affaire a suscité une vive réaction au sein de la classe politique, notamment de la part de la droite et de l’extrême droite, qui l’ont utilisée pour dénoncer un prétendu racisme anti-blanc et une insécurité croissante dans les zones rurales.

Source : Franceinfo

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