Tempête Alex : Breil-sur-Roya remporte une première victoire judiciaire contre son asur
Cela fait bientôt six ans que la tempête Alex a touché les Alpes-Maritimes. Dans la vallée de la Roya, la commune de Breil-sur-Roya lutte pour obtenir une indemnisation de son ancien asur concernant les glissements de terrain attribués à cette catastrophe climatique. Récemment, un nouvel expert a été mandaté par la justice.
Presque six ans après la tempête Alex, le village de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) porte encore les cicatrices de cette catastrophe survenue en octobre 2020. Au sein de l’église Sancta-Maria-in-Albis, construite au XVIIe siècle, les traces de destruction sont encore visibles. Le maire, Sébastien Olharan, a déclaré : « On voit un autel qui s’est complètement enfoncé et écroulé au moment de la tempête Alex. Lorsqu’on marche dans cette église, le sol s’est complètement gondolé et déformé du fait des mouvements de terrain. »
La commune attend toujours l’indemnisation des dégâts causés par les glissements de terrain, affectant quatorze biens, dont des équipements sportifs et des ponts. Cependant, l’asur, SMACL Assurances, refuse de couvrir ces dommages, arguant que « la garantie catastrophe naturelle n’était pas mobilisable pour le mouvement de terrain, en l’absence de lien causal direct et déterminant ».
L’asur soutient également que certains désordres seraient antérieurs à la tempête, en raison de la présence de gypse dans le sous-sol. Plusieurs des biens concernés ne feraient pas partie du contrat d’assurance, une affirmation que le maire conteste, affirmant que certains biens, tels que les aménagements extérieurs du camping municipal, étaient bien assurés.
Le 12 août, le tribunal administratif a désigné un expert judiciaire pour évaluer les bâtiments et infrastructures concernés, une première étape vers une possible indemnisation. Le maire a exprimé son optimisme sur les réseaux sociaux, déclarant : « C’est une première victoire mais aussi le début d’un long combat… On ne lâchera rien ! »
Actuellement, la commune, qui n’a plus d’asur, demande 20 millions d’euros d’indemnisation à la SMACL.
Source : France 3 Côte d’Azur



