RIP, l’ère “woke 1.0” ? Ocasio-Cortez déclenche un débat aux airs d’autopsie

L’ère “woke 1.0” : Ocasio-Cortez suscite un débat sur la fin d’une époque

Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate de New York, a récemment déclaré que l’ère “woke 1.0” pourrait être considérée comme révolue. Cette assertion a provoqué un débat intense aux États-Unis, où certains voient cette époque comme une période de culture de l’excès, issue de mouvements tels que #MeToo et Black Lives Matter.

Lors d’une interview sur ABC, Ocasio-Cortez a évoqué le “wokisme 1.0” en disant : “Un conseiller municipal de chez moi a cette formule, ‘Woke 1, c’était dingue’”. Cette remarque a incité une réflexion critique au sein du camp progressiste, certains appelant à ne pas “jeter le bébé avec l’eau du bain”. La chroniqueuse du Guardian, Nesrine Malik, soutient que réformer les structures culturelles qui favorisent le racisme et le sexisme systémiques reste un objectif valable.

Le débat sur le wokisme a émergé au milieu des années 2010 et s’est intensifié jusqu’au début des années 2020, période durant laquelle des discussions sur des sujets complexes tels que la race, le genre et la classe ont pris de l’ampleur. Kofi Mframa, dans USA Today, explique que ces thèmes ont intégré la fenêtre d’Overton, représentant ainsi des idées désormais considérées comme acceptables dans le débat public.

Cependant, des critiques pointent du doigt l’inefficacité de certaines initiatives, qualifiées de “vertu de façade”, qui n’ont pas eu d’impact significatif sur les vies des personnes affectées par le racisme ou le sexisme. Des propositions radicales, comme l’abolition de la police, ont été jugées plus idéologiques que pratiques.

Ocasio-Cortez fait face à des accusations d’hypocrisie, certains la voyant comme une figure qui cherche à se distancier des idéaux progressistes qui ne trouvent plus écho auprès des électeurs. Des publications comme le Wall Street Journal soulignent que sa tentative de minimiser les excès du wokisme pourrait être perçue comme une manœuvre opportuniste.

Le concept d’un “wokisme 2.0” émerge, suggérant une orientation vers des questions socioéconomiques telles que le coût de la vie et le logement, plutôt que sur des débats culturels. Cette évolution pourrait offrir aux démocrates une opportunité de rassembler un électorat plus large en vue des élections de 2028.

Source : The Guardian, USA Today, Wall Street Journal

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