Ce serait triste de voir cet espace disparaître : le musée Paul Rebeyrolle en difficulté financière
À l’approche du centenaire de Paul Rebeyrolle, artiste haut-viennois, l’espace culturel qui lui est consacré à Eymoutiers (Haute-Vienne) est de nouveau menacé de fermeture. Un an après avoir évité de justesse le dépôt de bilan, sa présidente lance un nouvel appel aux dons dans l’espoir de tenir jusqu’en 2027.
L’Espace Paul Rebeyrolle avait déjà frôlé le dépôt de bilan l’an dernier. Un appel aux dons in extremis avait permis de récolter 50 000 euros, sauvant ainsi les deux emplois du site et le poste bénévole de Nathalie Rebeyrolle, fille de l’artiste et présidente de l’association pour la création et le développement du centre.
Un an plus tard, alors que l’artiste peintre et sculpteur aurait fêté ses cent ans en novembre 2026, la situation demeure inchangée. Nathalie Rebeyrolle déclare : « La région a maintenu la baisse de ses subventions et le département et la DRAC n’ont pas augmenté les leurs. Il me manque toujours 40 000 euros de fonctionnement. » Elle renouvelle donc un appel aux dons.
La présidente de l’association évoque un manque de dialogue avec la région Nouvelle-Aquitaine, premier partenaire financier de l’espace. Un projet de partenariat est resté sans suite, laissant place à un « silence total » de la part des autorités régionales.
La région conteste cette version, affirmant qu’un contact avec un mécène potentiel a été identifié, mais que les conditions proposées n’ont pas permis d’aboutir à un accord. Pour soutenir les artistes locaux, l’espace a accueilli deux plasticiens contemporains, mais cela n’a pas entraîné de hausse significative de l’aide financière.
Pour les visiteurs, la fermeture de l’espace serait une perte pour tout le territoire. « Il s’agit là d’un artiste qui est né ici, donc c’est très intéressant d’avoir un espace dédié à l’art dans son lieu de naissance », soulignent des visiteurs, rappelant aussi les retombées économiques pour les commerces locaux.
Françoise de Blomac, fille du galeriste à l’origine de la création de l’espace, insiste sur l’importance de la présence de l’art dans divers contextes : « C’est fondamental que l’art puisse être partout, dans l’espace rural comme urbain. »
Malgré l’incertitude, l’espace prépare déjà sa programmation pour l’année à venir, avec une exposition au printemps et une autre prévue de juin à novembre.
Source : France 3 Nouvelle-Aquitaine.



