La fermeture des douches de plage à Cagnes-sur-Mer vire au bras de fer entre le maire et le préfet
Depuis le 18 août 2026, les douches de plage de Cagnes-sur-Mer sont fermées, suscitant des réactions mitigées parmi la population. Alors que certains, comme Yann, expriment leur frustration sur les réseaux sociaux, d’autres, comme Anne, soutiennent que la fermeture est justifiée par la rareté de l’eau potable.
Le maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, a dénoncé sur ses réseaux sociaux cette décision qu’il attribue au préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier. Selon lui, il a tenté de défendre le maintien des douches tout en prônant une utilisation responsable de l’eau. Masson a affirmé : « Je ne voulais pas fermer les douches de nos plages. Cette décision nous est imposée par le préfet. »
Contexte factuel
La fermeture des douches est une conséquence directe de l’arrêté préfectoral relatif à la situation de sécheresse dans les Alpes-Maritimes, qui a été déclaré au stade d’« alerte renforcée » depuis le 14 août 2026. La commune est déjà placée en « crise sécheresse » pour l’eau non potable depuis le 31 juillet 2026. Cela a conduit à l’interdiction d’utiliser l’eau pour les douches, à l’exception de celles destinées aux handiplages.
Données ou statistiques
La ressource en eau dans les Alpes-Maritimes est actuellement sous tension, une situation qui a conduit à des restrictions. Selon les données de l’INSEE, 2 % de l’eau sur la planète est potable, soulignant l’importance de la gestion de cette ressource.
Conséquence directe
Cette situation a entraîné des tensions entre les autorités locales et préfectorales, le maire appelant à une concertation préalable pour éviter de telles décisions unilatérales à l’avenir. Bryan Masson a déclaré : « La concertation doit avoir lieu avant les arrêtés, pas après. Les maires ne sont pas de simples exécutants des décisions de l’État. »
La fermeture des douches de plage à Cagnes-sur-Mer illustre les défis croissants liés à la gestion de l’eau en période de sécheresse, tout en mettant en lumière les tensions politiques qui en découlent.
Source : Nice Matin



