Face à l’essor de l’intelligence artificielle (IA) et à son utilisation croissante par les étudiants pour contourner les méthodes d’évaluation traditionnelles, de nombreuses universités réintroduisent les examens oraux afin de préserver l’intégrité académique.
Depuis l’apparition de ChatGPT fin 2022, l’IA générative a profondément transformé le paysage éducatif. Une enquête menée auprès de 425 étudiants de l’Université d’Avignon révèle que 82,7 % d’entre eux utilisent l’IA dans le cadre de leurs études, avec plus de 76 % y recourant au moins une fois par semaine et 35,7 % quotidiennement. (apui.univ-avignon.fr)
Cette adoption massive soulève des préoccupations quant à la triche académique. Au Royaume-Uni, près de 7 000 étudiants ont été formellement sanctionnés pour avoir utilisé des outils d’IA lors de l’année universitaire 2023-2024, soit une augmentation significative par rapport aux années précédentes. (theguardian.com)
En réponse, certaines institutions renforcent les examens oraux, estimant qu’ils permettent d’évaluer plus précisément les compétences des étudiants et de détecter d’éventuelles fraudes. Cependant, cette approche présente des défis, notamment en termes d’objectivité et de logistique. De plus, l’IA peut également être utilisée pour préparer ces examens, rendant leur efficacité variable.
Ainsi, bien que les examens oraux soient perçus comme une solution pour contrer la triche liée à l’IA, leur mise en œuvre soulève des questions complexes sur leur équité et leur efficacité.
Highlights:
- Intelligence artificielle : comment ChatGPT métamorphose la triche scolaire, publié le Saturday, February 08



