Après la mort de 700 000 poules pondeuses, faut-il craindre une pénurie d’œufs ?
La canicule de juin dernier a entraîné la mort de 700 000 poules pondeuses en France, un pays qui compte entre 45 et 50 millions de ces volailles. Les régions de Bretagne et des Pays de la Loire, principales zones de production, ont été particulièrement touchées, selon Alice Richard, directrice du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO). Les producteurs, souvent mal équipés pour faire face à ces températures extrêmes, ont enregistré des pertes de 30 à 40 % de leurs volailles.
Contexte factuel
Les poules pondeuses sont sensibles aux fortes chaleurs, ne pouvant pas transpirer efficacement, ce qui entraîne une hausse de la mortalité et une baisse de la production. En raison du stress thermique, elles pondent moins et produisent des œufs de plus petit calibre. Alice Richard précise que, en période de chaleur, les poules consomment moins de céréales et nécessitent davantage d’eau, ce qui peut les affaiblir.
Données ou statistiques
Bien que la situation soit préoccupante, la directrice du CNPO se veut rassurante quant à une éventuelle pénurie d’œufs. Selon ses estimations, environ 1,5 % de la production totale a été affectée, ce qui pourrait avoir un impact sur l’offre, mais cet effet reste limité. De plus, la consommation d’œufs diminue en été, offrant ainsi un répit à la production pour se rétablir avant la rentrée. Pour l’été, aucune perte massive de volailles n’a été signalée.
Conséquence directe
Les producteurs attendent des précisions sur le « plan global d’accompagnement » annoncé par le ministère de l’Agriculture pour faire face aux aléas climatiques. Les défis à venir incluent le remplacement des poules mortes et l’adaptation des élevages aux nouvelles conditions climatiques, notamment par des investissements dans des équipements de refroidissement.
Source : Le Dauphiné Libéré



