Piratages dans l’administration : sécurité numérique en question
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a récemment été la cible de cyberattaques, comme l’a confirmé le ministre des comptes publics, David Amiel, le 18 août. Au cours des dernières semaines, l’administration a subi trois attaques, dont l’une a conduit au vol d’informations sensibles concernant au moins 678 000 particuliers et professionnels. Parmi ces données, des éléments relevant du secret fiscal, tels que le quotient familial et le taux de prélèvement à la source, ont été dérobés.
Cette situation soulève des interrogations sur la sécurité des systèmes informatiques de l’État. Bien que le secteur privé ne soit pas exempt de risques, les institutions publiques semblent particulièrement vulnérables. Plusieurs organismes, tels que les ministères de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, France Travail, l’Urssaf et l’Agence nationale des titres sécurisés, figurent sur la liste des victimes. En mai, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a signalé avoir été informée de plus de 6 167 fuites de données en 2025, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. L’administration publique représente le premier secteur touché, avec une fuite sur cinq.
Si certains, comme un sénateur socialiste, évoquent un « pillage en règle de la passoire numérique qu’est devenue la France », Le nombre d’attaques déjouées témoigne d’une amélioration, même si les cybercriminels, armés d’outils d’intelligence artificielle, continuent d’innover. Face à cette menace croissante, l’État doit adapter ses mes de sécurité, notamment en généralisant la double authentification et en sensibilisant ses agents, afin de poursuivre sa politique de numérisation des services publics.
Source : La Croix.



