Le plus grand cimetière de baleines jamais découvert, à 7 000 m sous la mer

12 juin 2026 à 16h12

Durée de lecture : 2 minutes

Un cimetière de baleines d’une ampleur inédite a été découvert dans la zone Diamantina, à l’ouest de l’Australie, à une profondeur de 7 000 mètres. Cette nécropole sous-marine contient 485 fossiles de cétacés s’étendant sur un corridor d’environ 1 200 kilomètres. Les résultats de cette recherche, publiée le 10 juin dans la revue scientifique Nature, proviennent d’une étude menée par des chercheurs chinois et italiens. Le squelette le plus ancien identifié remonte à 5,3 millions d’années.

La majorité des fossiles appartiennent à la famille des baleines à bec, incluant une espèce jusqu’alors inconnue. Les auteurs de l’étude estiment qu’il pourrait y avoir plus de 10 millions de squelettes dans la zone étudiée.

Sur ce fragment vertèbre, on aperçoit un genre d’étoiles de mer abyssales de la famille des Freyellidae (cf les flèches orange). Peng, X., Zhou, P., Song, X. et al. / Nature / CC

Selon Xiaotong Peng, auteur principal de l’étude et membre de l’Académie chinoise des sciences, « découvrir une nécropole d’une telle ampleur était totalement inattendu. L’étendue de la distribution, la profondeur, et l’éventail des âges dépassent tout ce que nous avions imaginé. »

Les chercheurs ont également observé des écosystèmes riches autour des squelettes, comprenant des méduses, des vers foreurs d’os, des mollusques bivalves et des ophiures. Ces écosystèmes pourraient offrir une perspective nouvelle sur l’environnement du plancher océanique, habituellement perçu comme sombre et froid. Les tissus mous et lipides associés aux fossiles représenteraient environ 6,7 millions de tonnes de CO2 stockées.

Cette concentration de fossiles est attribuée à la configuration en V de la fosse océanique, qui aurait favorisé l’accumulation des carcasses dans une zone d’alimentation des cétacés. Cette découverte pourrait améliorer la compréhension de l’évolution des mammifères marins et de leur répartition au cours des temps géologiques, ainsi que des écosystèmes profonds liés aux « chutes de baleines ».

Source : Nature

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