En 2044, Monaco pourrait perdre une partie de son approvisionnement en eau : ce qu’il faut savoir sur le dossier de la Roya
Monaco fait face à un enjeu majeur concernant son approvisionnement en eau, avec une échéance cruciale prévue pour le 7 septembre 2044. Cette date découle d’accords passés entre la France et l’Italie, ainsi qu’un accord ultérieur entre la France et la Principauté de Monaco.
Le 28 septembre 1967, la France et l’Italie ont signé une convention permettant à Menton d’accroître son approvisionnement en eau à partir de la rivière Roya. Ce texte autorise la France à prélever, sur le territoire italien de Vintimille, jusqu’à 400 litres par seconde. De plus, Vintimille bénéficie d’un droit de 100 litres par seconde. La concession accordée à Menton est prévue pour une durée de 70 ans.
Le 11 janvier 1982, une autre convention a été signée entre la France et Monaco, permettant à la Principauté d’accéder à un droit d’eau supplémentaire de 100 litres par seconde, livré au réservoir du Cap-Martin. Monaco a investi financièrement dans les infrastructures nécessaires, couvrant environ un quart des coûts d’adduction de la Roya.
En 2015, bien que les conditions de fourniture aient été réorganisées, le volume attribué à Monaco est resté constant à 100 litres par seconde.
Une ressource déjà fragilisée
Avant même d’envisager 2044, la situation de la Roya est devenue plus incertaine. La tempête Alex, survenue en octobre 2020, a durablement affecté le fleuve et son écosystème souterrain, entraînant une diminution significative de la capacité de production des puits. Ainsi, même si le droit d’eau monégasque est fixé à 100 litres par seconde, cela ne garantit pas que cette quantité soit disponible en permanence.
La question se pose : que se passera-t-il après le 7 septembre 2044 ? Actuellement, il est difficile de prévoir l’évolution de la situation. Les collectivités françaises travaillent à sécuriser leur approvisionnement et à explorer d’autres sources d’eau.
Face à cette incertitude, Monaco ne reste pas inactif. La Société monégasque des eaux (SMEaux) cherche à diversifier ses ressources, notamment par la réhabilitation de la source de Vaulabelle, l’identification de nouvelles ressources souterraines et le développement de la réutilisation des eaux usées.
Source : Nice Matin



