« Les gens veulent du local et de la qualité » : un livre pour rendre hommage aux nombreux marchés de Bretagne

Les gens veulent du local et de la qualité : un livre pour rendre hommage aux nombreux marchés de Bretagne

Le 30 juin, les éditions La Pierre et la Plume ont publié un ouvrage intitulé « Marchés de Bretagne ». Ce livre, coécrit par Véronique de Mortillet et Christine Quinet, rend hommage aux marchés, lieux de vie emblématiques de la région. En 142 pages, l’ouvrage met en lumière 32 marchés bretons, dont ceux de Concarneau, Pont-l’Abbé, Quimper, Châteaulin, Daoulas, Saint-Renan, Lesneven, Saint-Pol-de-Léon et Morlaix pour le département du Finistère.

Une porte d’entrée vers le patrimoine

Ce projet est le résultat d’un an de travail. Christine Quinet explique que plusieurs marchés ont été sélectionnés au fil des découvertes. Par exemple, le marché de Carhaix a été remplacé par celui de Daoulas sur recommandation locale. Certains marchés ont été choisis pour leur lien avec le patrimoine, comme celui de Ploërmel, situé devant un ancien tribunal transformé en café.

Pour Quinet, ces marchés sont une opportunité pour explorer la richesse culturelle et patrimoniale de la Bretagne. Le livre propose des descriptions des marchés, des informations pratiques, ainsi que des encarts sur des spécialités locales, comme la crêpe dentelle à Quimper et l’artichaut de Saint-Pol-de-Léon. Il met également en avant des producteurs qui vendent directement aux consommateurs.

« Il y a une culture locale du marché »

Les observations de Quinet confirment que la Bretagne se distingue par la richesse de ses marchés, en particulier dans le Finistère. Elle souligne que les habitants privilégient souvent les producteurs locaux. Les marchés, même dans les petites communes, sont bien fréquentés et variés.

Le Finistère se classe premier département de la région en nombre de fermes bio, avec 1 173 fermes en 2025, selon l’Observatoire de la production biologique. Cette tendance se reflète dans les marchés, où les produits labélisés sont nombreux. Quinet note que cette demande pour des produits de qualité et locaux est à l’origine de la fréquentation des marchés.

Pour ceux qui doutent encore de leur intérêt, Quinet rappelle que faire ses courses sur les marchés ne revient pas nécessairement plus cher. L’ambiance y est conviviale, permettant des échanges entre clients et commerçants, ce qui est moins fréquent dans les supermarchés.

Source : Le Télégramme

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