À la recherche des (trop rares) wagons silence en Suisse
L’omniprésence du bruit dans les trains suisses est un sujet de préoccupation pour de nombreux voyageurs. Les wagons de deuxième classe des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) sont souvent décrits comme des espaces où les conversations, les appels téléphoniques et la musique à fort volume se côtoient, rendant difficile toute tentative de tranquillité ou de concentration.
Historiquement, les voyages en train étaient perçus comme des moments de réflexion ou de repos. L’écrivain Gustave Flaubert, par exemple, redoutait l’ennui que lui procuraient ces trajets, au point de veiller la nuit avant un départ pour pouvoir dormir durant le voyage. Aujourd’hui, la réalité semble inversée : il devient presque impossible de s’ennuyer, mais pour des raisons peu plaisantes.
Les passagers se retrouvent souvent à écouter les soucis professionnels de leurs voisins, à assister à des visioconférences non sollicitées, ou à subir la musique d’autres voyageurs, ce qui transforme le wagon en une véritable cour des miracles. Cette situation a conduit à une réflexion sur le besoin croissant d’espaces de silence dans les trains.
Selon des études récentes, la demande pour des wagons silence a augmenté, mais ceux-ci restent rares. Les CFF ont mis en place quelques wagons dédiés au silence, mais leur nombre est insuffisant pour répondre à la demande croissante des usagers en quête de sérénité durant leurs trajets.
La conséquence directe de cette situation est un désagrément croissant pour les passagers, qui aspirent à des moments de calme dans un environnement de plus en plus bruyant.
Source : CFF, études sur le confort des passagers.



