Des places fortes aux zones grises : l’Espagne et le Maroc au pied du mur
Fait principal
À Ceuta et Melilla, deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord, la tension entre l’Espagne et le Maroc s’est intensifiée, exacerbée par une crise migratoire sans précédent durant l’été 2026, où jusqu’à 80 000 entrées clandestines ont été enregistrées à Ceuta. Cette situation a transformé le contentieux territorial en une problématique de « zone grise » et de guerre hybride.
Contexte factuel
Pour Madrid, Ceuta et Melilla sont des territoires inaliénables de l’Espagne, tandis que Rabat les considère comme des « présides occupés », vestiges d’un colonialisme à abolir. Ce désaccord historique repose sur des revendications de souveraineté et des titres ancestraux, avec l’ONU renvoyant la résolution de ce conflit au cadre bilatéral. Ceuta, avec une superficie de 18,5 km², et Melilla, 12,3 km², comptaient respectivement 83 567 et 87 067 habitants au 1er janvier 2025.
Données ou statistiques
- Ceuta : Superficie de 18,5 km², population de 83 567 habitants, sous contrôle espagnol depuis 1415 (portugais), devenue espagnole en 1668.
- Melilla : Superficie de 12,3 km², population de 87 067 habitants, sous contrôle espagnol depuis 1497.
- Crise migratoire de 2026 : Estimations de 50 000 à 80 000 entrées clandestines, avec 7 000 à 9 000 migrants restant à Ceuta, dont environ 2 500 mineurs.
Conséquence directe
La saturation des capacités d’accueil à Ceuta a entraîné des tensions non seulement au niveau local mais également au sein de l’Union européenne, suscitant des inquiétudes quant à la gestion des frontières extérieures de l’UE.
Source : Revue Conflits.



