La question du partage du pouvoir ou d’union nationale n’est pas du tout à l’ordre du jour
Au Tchad, le gouvernement cherche à apaiser les tensions politiques. Succès Masra, ancien Premier ministre et principal opposant au président Mahamat Idriss Déby, a récemment été gracié après plusieurs mois de détention. À peine libéré, il a proposé la formation d’un gouvernement d’union nationale. Cependant, cette initiative a été rejetée par les autorités, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Gassim Cherif Mahamat, affirmant que cette proposition « n’est pas du tout à l’ordre du jour ».
Cette déclaration met en lumière la position actuelle du gouvernement face aux revendications d’une plus grande inclusion politique. Les tensions persistent depuis la prise de pouvoir de Mahamat Idriss Déby, qui a succédé à son père après sa mort en 2021. La situation politique reste fragile, et la gracieuse de Masra pourrait être perçue comme une tentative d’apaiser les tensions, mais les autorités semblent déterminées à maintenir le statu quo.
Les appels à un dialogue national et à une véritable réconciliation se multiplient, mais le gouvernement reste ferme sur sa position, ce qui soulève des questions sur l’avenir politique du Tchad et sur la possibilité d’une véritable union nationale.
Source : RFI



